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11 avril 2017

Cruel dilemme sur la future étape de notre périple :

–  partir à Tozeur, une ville oasis aux portes du désert et passer une journée entière dans un bus (ou un train) et compter une autre journée pour le retour. 

–  aller à Sousse, cité balnéaire ( rendue célèbre par Alain Bashung), qui permet de rayonner vers d’autres cités voisines.

 

Initialement, nous n’avions réservé que deux nuits à Tunis, notre choix s’étant porté sur l’option Sousse , nous avons prolongé de deux.

Aujourd’hui ,nous sommes donc encore à Tunis, et nous en profitons pour visiter le marché central aux poissons, viandes , fruits et légumes. Il est très proche de notre hôtel qui décidément est vraiment très bien situé.

Marchons au marché
un coquillage nous tire sa langue dans le marché central

Dans un marché, les cris , les odeurs surtout celles des fleurs, créent un atmosphère dont on ne se lasse jamais, quelque soit le pays où il se situe.Celui-ci, pour notre plus grande satisfaction, n’en déroge pas.Nous quittons ce marché pour la Médina que nous avions visité deux jours auparavant, un dimanche, alors que presque tous les commerces des souks étaient fermés.

Cette fois, l’ambiance est plus vivante, et même s’il l’on se doit d’éconduire gentiment tous les vendeurs des échoppes qui sont tous prêts à nous faire réaliser l’affaire du siècle (on est chanceux), on sait que cela fait partie du jeu.

Nous les comprenons d’autant que les touristes, depuis les récents (dans la mémoire collective) attentats du musée du Bardo et de Sousse, se sont faits rares et lorsqu’il y en a, ils ne veulent pas les rater, toujours pour leur permettre de réaliser cette affaire du siècle.

Nous avons décidé d’attendre le prochain… siècle 😉

Nous sommes des stars 🙂

En sortant de la Médina, nous sommes interpellés par deux journalistes, Nizar Namouchi cameraman et  Hajji Boukhadrahaj l’intervieweur, qui réalisent un reportage sur le tourisme à Tunis et souhaitent nous filmer et nous interroger pour la télévision, nous nous prêtons volontiers au jeu . Et en échange, tous deux acceptent qu’à notre tour, nous réalisions une petite interview pour un podcast spontané.

un bon sandwich

Ces émotions nous ont creusé l’appétit et on décide de se restaurer sans trop dinars dépenser et dans un snack nous poser.
Thierry commande un bon sandwich libanais et s’en lèche d’avance les bambines (un jour vous en aurez la démonstration en vidéo).
Laura, plus septique, tente l’expérience d’un panini au fromage.

Et ce qui devait arriver, arriva…
Devant une grimace réprobatrice de Laura à la première bouchée de son panini, celui-ci, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, change de bouche pour laisser place à un sourire et un libanais.

Ainsi le fantasme d’un délicieux sandwich peut il être vite mis à mal quand on est amoureux.

le CNAM
Le Centre National des Arts de la Marionnette depuis la rue

Après cet intermède culinaire, dissymétriquement apprécié par nous deux, nous reprenons d’un pas alerte, mais pas à Malibu, la découverte de la ville. Au passage, parce que c’est aussi le nom d’une station de Métro, nous trouvons, sans trop le chercher, le Centre National d’Arts de la Marionnette. Un théâtre où Majdi, musicien des rues, rencontré deux jours auparavant travaille ( lorsqu’ il ne pousse pas la chansonnette avec ses petits camarades, pour le plus grand plaisir des passants).

Le théâtre nous semble fermé.

Nous nous en doutions un peu, dans un message de Majdi, reçu sur face de bouc (notre réseau social) celui-ci nous invitait à venir découvrir le lieu, un matin…

Alors que nous allions rebrousser chemin, la porte s’entrouvre et nous en profitons, pour, armés d’une bonne dose de culot, y passer la tête puis devant l’invitation qu’y nous est faîte, y entrer.

Nous expliquons que nous connaissons Majdi et qu’il nous a invité à venir visiter le lieux. Dès que nous pénétrons à l’intérieur, nos yeux d’enfants se mettent à briller si fort ,devant les marionnettes qui nous accueillent déjà dans l’entrée, que Hassan, le directeur du centre, nous propose une visite… commentée.

une belle surprise
Notre grenouille se sent vraiment chez elle au Centre National des Arts de la Marionnette

C’est un moment privilégié. Une de ces surprises que réserve le hasard d’une rencontre, qui, en appelle d’autres.

Hassan nous emmène dans le théâtre, vide à cette heure-ci car il n’y a pas de représentation et nos yeux brillent encore un peu plus.
Il s’agit, en fait, d’un ancien cinéma reconverti en théâtre pour enfants et grands enfants aussi 🙂

Mais la surprise, ne s’arrête pas là.

Rahali le régisseur nous rejoint et tous deux nous invitent à aller sur le toit dont une bonne partie est couverte avec de la tôle. Un atelier de fabrication des marionnettes se trouve là.

Notre périple s’écoute aussi en podcast et c’est par ici :

Tunis en podcast

Sourour, une étudiante en théâtre option marionnette, est en train d’en terminer une pour son projet de fin d’études.

Nous avons affaire à des artistes passionnés. C’est un véritable plaisir que de les écouter nous parler de leur art. Nous avons la chance de pouvoir les enregistrer pour un épisode du podcast.

Après cette agréable parenthèse, nous refermons la porte de ce magnifique endroit pour revenir sur le centre ville.

Il sera bientôt l’heure du dîner et surtout de notre dessert préféré “une boule, deux boules”.

Demain sera un autre jour, une nouvelle étape de notre périple et c’est en train que nous la rallierons.

Thierry

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