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Otavalo

 

C’est après trois heures de bus environ que nous arrivons à Otavalo en début d’après midi.

Les choses semblent s’enchaîner dans un timing parfait , à peine sommes nous descendus du bus que nous apercevons l’enseigne de notre hôtel situe à une minute du terminal terrestre (terminal des bus) d’Otavalo.

L’hôtel et sa réceptionniste nous font forte impression.

A peine nos bagages déposés dans notre belle chambre, je découvre la TV câblée qui me permet de suivre la finale, France Portugal, de  l’euro de football à Paris 🙂

Cependant ce n’est LE événement qui marquera notre première journée à Otavalo.

En effet , de notre retour après notre dîner en ville, alors que nous étions tranquillement installé dans notre chambre, nous avons senti une première fois notre lit bouger.

Le temps de réaliser, un seconde secousse s’est faite sentir.
Les rideaux et les cadrent se balançant, le doute n’était plus permis : nous venions de vivre notre premier séisme.

Sans tarder, nous sommes sortis dans la rue où nous avons pu échanger sur nos impressions avec un jeune couple de touristes hollandais et le réceptionniste autochtone.

Le calme revenu rapidement et sans dégâts apparents, nous avons regagné notre chambre .

Les informations télévisées confirmeront notre ressenti en apportant plus de détails sur l’épicentre.
Fort heureusement plus de peur que de mal.

Otavalo, nous a charmé tout de suite.

Bien qu’encaissée dans une vallée entre deux volcans, c’est une petite ville lumineuse et colorée (mairie d’un blanc immaculée, église éclairée, graffitis de qualité, réverbères stylisées,…) bien plus coquette que Quito.

Nos pas ne sont les seuls à fouler les trottoirs, on y croise bon nombre d’autochtones, hommes ou femmes chaussés d’alpargates et vêtus de tenues traditionnelles différentes de celles vues à Quito.

Lundi 11, le lendemain :


nous prenons notre petit déjeuner dans un bar

Nous avons voué cette journée à la découverte des marchés de la ville.

Le premier situé sur la plaza de los ponchos comme son nom l’indique, est dédié à la vente de produits issus de l’artisanat local (ponchos, écharpes, hamacs, …). Alors que je suis affairé à réaliser un achat de souvenir, Laura entame une discussion avec Blanca en train de broder assise devant son stand de blouses traditionnelles.

Blanca sur le marché d’Otavalo

Très vite sa sœur et son beau-frère tenant un stand contiguë au sien, se joignent à la conversation.

De fil en aiguille , Fabian, le beau-frère, nous donne rendez-vous après le déjeuner, pour aller visiter avec lui sont atelier de couture au rez de chaussée de sa maison.

En attendant l’heure dite nous nous rendons au marché couvert de la plaza del vintiquatro de mayo .
Ici se vendent fruits et légumes, viandes,… Mais on peut également y déguster , pour à peine quelques dollars, des plats cuisinés sur place.

Nous retrouvons ensuite Fabian, sur son marché , qui nous mène jusqu’à son domicile.

Fabian caché derrière sa famille, chez lui lors de son interview.
Fabian caché derrière sa famille, chez lui lors de son interview.

C’est une maison bien modeste que nous découvrons, où il vit à l’étage avec ses enfants et petits enfants.

Une seule pièce servant à la fois de cuisine, de chambre et de salon pour nous accueillir sur un canapé à discuter tout en feuilletant un album de photos souvenirs de la jeunesse musicienne de Fabian lors d’une tournée en Europe.


machine à tisser chez Fabian

Avant de donner congés à notre hôte et sa famille ce dernier nous conduit jusqu’à son métier à tisser electro-mécanique , manœuvré par un ouvrier.

Nous sortons touchés de ces rencontres, en réalisant qu’aujourd’hui nous avons tissé du lien social !

Mardi 12 :

Après notre petit déjeuner, un petit détour par le marché populaire Copacabana pour nous approvisionner , nous empruntons un chemin de randonnée qui nous mènera au Lechero.

Cette randonnée à proximité d’eucalyptus est l’occasion pour nous de nous extraire aux gaz d’échappement permanents de la ville qui nous asphyxie .

Le Lechero est un arbre, certes simple mais chargé de sens pour les indigènes. Il nourrit de part sa sève laiteuse les enfants morts trop tôt qui sont enterrés près de ses racines. Il est également un lieu sacré pour les purifications chamaniques. Pour nous , il offre surtout un joli point de vue sur la ville et la laguna San Pablo où nous iront ensuite pic-niquer.

Daniel & Joël, deux enfants rencontrés en allant voir le Lechero

Pour finir cette journée au grand air, nous décidons de marcher jusqu’au parc du condor. En chemin, nous un touriste hollandais en pick-up qui s’arrête à notre hauteur pour nous informer que le parc est fermé, il nous propose aussitôt de grimper à l’arrière de son véhicule, chose que nous acceptons pour l’expérience.

Mercredi 13 :

Ce matin après un petit fort copieux pris sur le toit terrasse de notre hôtel, nous rejoignons, sac à dos chargée de victuailles, Blanca chez elle. Elle est, accompagnée de sa soeur et de sa fille, notre guide pour la journée jusqu’aux cascades de Peguche.

Blanca , sa fille et sa belle sœur.
Blanca , sa fille et sa belle sœur.

En chemin elles partagent avec nous leurs connaissances de la nature et notamment des vertus des plantes. Le parcours est agréable, avec de sérieuses montées et nous sommes admiratifs de voir nos amies indigènes vêtues de jupes longues et chaussées d’espadrilles, les entreprendre sans difficultés.

Après avoir observé les cascades , nous partageons un pic-nic sur une aire réservée à cet effet.

Il est l’heure des au revoir , nous les saluons chaleureusement. Elle reprennent un bus pour retrouver leur maison, leur famille et leur quotidien. Quant à nous , nous poursuivons la marche jusqu’au village de Peguche.

Le site ne présente pas un grand intérêt , si ce n’est la fabrique artisanale d’instruments de musique andains et une démonstration de percussion et flûtes de pan.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel en bus.

Nous dormons notre dernière nuit à Otavalo.

S’il est au moins deux choses à retenir de cette étape, c’est tout d’abord l’ouverture d’esprit et la gentillesse de ses habitants et ensuite l’accès à des volcans, des lacs, des cascades, à pieds depuis la ville même.

Aussi nous avons du mal à la quitter.

Mais nous savons que de nouvelles aventures nous attendons à Baños.

Vous pouvez jouez au jeu n°4 , pour cela , quelque part ci dessous répondez à une question en relation avec un fruit.
Pour cela toujours pareil, écrivez en réponse votre commentaire. Un cadeau aux 3 premiers gagnants, bonne chance.

 

Quelques chiffres :

 

Notre 1er hôtel : 

Mashy’s Hostal (Otavalo)
notre premier hôtel

Mashy’s Hostal
41 dollars pour 2 nuits (pas de petit déjeuner)
Grande chambre avec grand lit , douche et wc .
Soit 20,50 $ pour 1 nuit soit encore 17,40 € par nuit 
A côté de la gare terminal de bus et à 5 minutes du centre ville.

Notre deuxième hôtel :

notre deuxième hôtel

El rincon del turista
18$ la nuit (pas de petit déjeuner)
soit 15,26 € la nuit

 

Thierry

quelques photos :


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Un commentaire

  1. Mathias

    Bonjour Thierry et Laura,
    Je découvre le blog, en attendant d’écouter les podcasts au bureau 🙂
    Ne s’agit-il pas d’un fruit du dragon ? j’ai l’habitude de les voir tirant vers le rouge du côté de l’Asie, mais la chair est identique !

    1. Thierry LLOPIS

      Bonjour Mathias

      Bravo et félicitations, c’est bien le fruit du dragon aussi appelé Pitaya .
      Pour la peine tu gagnes un cadeau souvenir.
      Les nouveaux épisodes du podcasts venant d’Equateur, seront bientôt publiés.
      Merci à toi pour ta venue ici et ailleurs.

      Thierry

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