Voyager solo
D’abord une évidence

Seul, personne pour m’accompagner dans mes désirs de partir, deux choix bien opposés m’apparaissaient.
Le premier, en rester là, là et las de rester à voir vieillir mon sac à dos dans son placard et son propriétaire nourrir de regrets ses envies d’ailleurs de peur de ne prendre la route seul. Le second de vaincre cette peur, si peur il peut y avoir , crainte serait plus juste d’oser se mettre en danger de sortir de cette zone de confort qu’on nomme trop facilement quotidien.

 

dans le désert du Wadi Rum Jordanie (oct. 2015)
dans le désert du Wadi Rum Jordanie (oct. 2015)

 

Comme c’est souvent le premier pas qui compte et qui coûte, cette mise en danger serait d’aller vers les autres, grégaire comme mon ceux de mon espèce je ne saurais être seul. Très vite j’ai compris que voyager solo ne signifie pas pour autant être seul pour peu qu’on laisse sa porte ouverte à autrui.

Ce postulat devint vite au gré des voyages qui se succédèrent une nécessité quasi vitale de mon existence.

Que de rencontres cela offrait !

Quelles soient celle des routards comme moi, avec qui je prenais un verre, partageais un bus et même une chambre d’hôtel ou bien celle des autochtones heureux de me raconter leur pays et de m’inviter à partager chez eux leur repas, je me suis nourri de toutes ces expériences.

Désormais je ne ferais plus de voyage mais ce serait le voyage qui me ferait, j’en ai gardé cet adage comme un talisman.

Voyager seul, oblige celle ou celui qui prend la route ainsi, à aller vers l’autre, d’ici ou d’ailleurs, vers l’autre ailleurs.

Thierry

 

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