L’esprit du voyage

L’esprit du voyage

Chacun se reconnaîtra dans sa définition du voyage, et la mienne ne se prétend ni supérieure, ni inférieure à celles d’autrui.

A Ispahan avec Mike,mon ami australien rencontré à Téhéran (Iran, mai 2010)

 

S’il est vrai que j’ai toujours aimé voyager (voir à propos de l’auteur), je ne l’ai pas toujours fait dans cet état d’esprit actuel.

Au début il y eut le train comme moyen de transport et le voyage comme produit de consommation.

Mais ça c’était avant (tiens ! ça me rappelle un slogan publicitaire).

Et puis un matin, j’ai trouvé ma vie bien terne.
Une déception amoureuse y étant certainement pour quelque chose.

Terne, également parce que le confort de ma vie bien réglée (un travail, un toit,..) ne suffisait plus à me satisfaire.

Caramel

C’est en regardant Caramel, un film libanais de Nadine Labaki que j’ai eu envie de manger des falafels mais surtout de me mettre en danger en me rendant dans ce pays.

me mettre en danger

Une mise en garde pour cette mise en danger, en effet je n’entends pas mettre ma vie en danger et risquer de la perdre (bien que ce soit quand même, lorsqu’on y réfléchit un temps soit peu le seul réel danger de vivre…euh je veux dire de la perdre…ouf j’ai eu peur de vous avoir perdu en tant que lecteur.),mais de cette mise en danger d’aller à l’encontre de l’inconnu, de l’autre ailleurs. Sortir de ma zone de confort semble synonymique, ou encore sortir des sentiers battus de ces destinations touristiques.

Partir seul

Partir seul, assez loin géographiquement et culturellement, ne sachant ce que j’allais trouver, ni de l’autre ni de moi, avait un côté intriguant que ma curiosité ne pouvait ignorer plus longtemps. Quelques mois de cette même année (2010) après cette pause libanaise, j’ai traîné mon sac à dos à Prague, le contraste entre ces deux destinations en était si saisissant que je compris très vite quelle type de route je privilégierais à l’avenir.

ma révélation

L’année suivante, mon choix se porta sur l’Iran, ce fût ma révélation. Un pays où ses habitants sont si accueillants, si charmants, si généreux, que cela redonne , si besoin est, confiance en la nature humaine.
J’ai su que je n’aurais plus envie de faire de voyage mais plutôt que le voyage me fasse.

ce n’est pas moi qui fait le voyage, c’est le voyage qui me fait.” J’en ai gardé cet adage comme talisman

Il me serait cependant difficile de me restreindre à ne donner qu’une seule définition de mon esprit du voyage, mais si je devais le résumer, je parlerais de slow travel (voyager lentement). Cet esprit qui me permet de prendre le temps de m’imprégner du pays, de ses habitants, de sa culture, de me sentir ailleurs comme chez moi, en résumé de sentir l’autre ailleurs.

Thierry
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